Développement de supercalculateurs Bull pour l’IA européenne

Le développement de nouveaux supercalculateurs par Bull, à Angers, marque un tournant stratégique pour la France dans le domaine de l'intelligence artificielle. L'entreprise, récemment nationalisée et soutenue par des investissements importants, double sa capacité de production afin de répondre à une demande croissante en Europe et de concurrencer les acteurs américains et chinois.

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Souveraineté & géopolitique : Développement de supercalculateurs Bull pour l’IA européenne

Les faits

L’usine de supercalculateurs de Bull à Angers a été agrandie pour doubler sa capacité de production. L’inauguration du nouveau bâtiment de 20 000 m² s’est déroulée le 2 octobre, sur les ruines de l’ancienne usine historique ouverte en 1963. Ce projet représente un investissement de 80 millions d’euros et vise à permettre à Bull de produire des supercalculateurs parmi les plus puissants au monde, capables de réaliser plus d’un milliard de milliards de calculs par seconde. L’entreprise ambitionne de constituer ces systèmes avec plus de 80% de composants européens dans les prochaines années. La production est renforcée par une augmentation de la productivité de 30%, grâce à l’introduction de nouvelles technologies et de nouveaux processus de fabrication.

Les acteurs

L’entreprise Bull, rachetée par l’État français en mars dernier, est au cœur de ce projet. Vincent Sarracanie, Directeur Bull d’Angers, souligne que le rachat a permis à l’entreprise de se réinventer sur son site historique. Plus de 100 salariés sont employés dans l’usine, qui est désormais un maillon stratégique pour la France dans la course à l’IA. L’État français joue un rôle central dans ce développement, en investissant massivement et en soutenant le projet de “made in France” pour l’IA. Le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) utilise également ces supercalculateurs pour des simulations, notamment pour la modélisation de tirs nucléaires.

Réactions

L’industriel angevin historique se réinvente et change d’échelle dans le domaine de l’intelligence artificielle. Selon Vincent Sarracanie, l’objectif est de devenir “l’un des maillons stratégiques de la France dans la course à l’IA”. L’entreprise considère que ce projet représente une opportunité unique pour la région de Maine-et-Loire et pour l’ensemble du pays.

Enjeux

Le développement de ces supercalculateurs a un enjeu majeur : celui de la souveraineté européenne en matière d’intelligence artificielle. Bull entend ainsi concurrencer les acteurs américains et chinois, qui dominent actuellement le marché des supercalculateurs. L’entreprise se positionne comme un acteur clé pour répondre aux besoins croissants en puissance de calcul liés au développement de l’IA, notamment dans des domaines tels que la recherche scientifique, la simulation numérique et la sécurité nationale. La production “made in France” est également un argument important pour renforcer l’industrie française et créer des emplois.

Ce qu’il faut retenir

  • Bull double sa capacité de production de supercalculateurs à Angers, avec un investissement de 80 millions d’euros.
  • L’entreprise ambitionne de fournir des systèmes d’IA composés majoritairement de composants européens.
  • Ce projet est soutenu par l’État français, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la souveraineté européenne en intelligence artificielle.
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Sources

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